Relations de l'UE avec le Bénin

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  • 16/05/2013  - 
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le Béninle Bénin

Le Bénin est depuis 1990 une des démocraties les plus stables d'Afrique ; les libertés publiques y sont globalement bien respectées, en particulier la liberté d'expression et la liberté de la presse. En général le pays a connu des progrès significatifs en termes de gouvernance, bien que la corruption reste un problème grave. Malgré sa stabilité politique, le Bénin est l'un des pays les plus pauvres du monde (place 161/182 du 'Human Develoment Index', 2009). La situation sociale du Bénin est contrastée selon les secteurs. Elle se caractérise par des politiques phares en faveur des plus pauvres (gratuité dans le secteur de l'éducation et de la santé d'une part, et micro-crédit d'autre part), une agitation sociale et salariale forte et une démographie qui constitue un véritable défi à la transformation de la croissance au développement. D'un point de vue économique, le pays reste très vulnérable ; les infrastructures sont limitées ; l'économie dépend fortement du coton (60 % des recettes d'exportation et environ 30 % de la population). Après une détérioration de la situation économique au cours du deuxième semestre 2009, détérioration causée à la fois par la situation conjoncturelle mondiale et la gestion macroéconomique domestique, le Gouvernement s'est engagé dans la voie du redressement, poussé en cela par la négociation d'un nouveau programme avec le FMI. La stabilité du pays est fragilisée par la forte résistance au changement et à la mise en place d'une gestion plus transparente de l'action publique. Il existe là une opportunité importante pour développer un dialogue politique entre l'UE et le Bénin. La prochaine échéance électorale importante est celle des élections présidentielles et législatives de 2011.

Les points clés des relations entre l'UE et le Bénin

Au vu de cette situation, la Commission européenne et le gouvernement du Bénin ont convenu de structurer la stratégie de coopération du 10ème FED (Fonds européen de développement 2008-2013) autour de quatre composantes:

  • appui budgétaire conjoint à la réduction de la pauvreté ;
  • gouvernance et développement local ;
  • infrastructures et interconnexion régionale ;
  • actions transversales centrées sur la compétitivité, la cohésion sociale, l'environnement et l'appui à la société civile.

Cette stratégie identifie dans le niveau de gouvernance encore insatisfaisant et dans les infrastructures de base insuffisantes, surtout dans le secteur des transports, autant de goulots d'étranglement dans le chemin du pays vers la croissance soutenable et l'intégration régionale.

Les € 340,2 M du 10ème FED ont été alloués comme suit:

  • appui conjoint à la réduction de la pauvreté: € 100 M ;
  • gouvernance et développement local : € 85 M, dont € 40 M pour la gouvernance et € 45 M pour le développement local ;
  • infrastructures et intégration régionale : € 108 M, dont € 25 M en appui budgétaire sectoriel au Fonds d'Entretien Routier et € 71 M pour 2 grands projets non encore identifiés, ainsi que € 10 M pour le projet "pistes rurales".

En dehors des secteurs de concentration, € 41 M ont été alloués à 4 volets : compétitivité et cohésion sociale (€ 15 M), appui aux acteurs non étatiques (€ 12 M), environnement (€ 7 M) et Facilité de Coopération Technique, y compris l'appui à l'ON (Ordinateur National - l'autorité désigné par le gouvernement) (€ 7 M). Une enveloppe de réserve de € 6,2 M est destinée à faire face à situations d'urgence non prévisibles.