Relations de l'UE avec le Suriname

le Surinamele Suriname

Le Suriname est un État souverain, stable et démocratique qui compte 487 000 habitants. Le PIB par habitant exprimé en parité de pouvoir d’achat est de 7 722 dollars (source PNUD – RDH 2007-2008).

Le Suriname est une démocratie présidentielle. Depuis le rétablissement de la démocratie en 1991, le pays a connu quatre changements gouvernementaux pacifiques. Le président Venetiaan est entré en fonction pour un troisième mandat, le deuxième consécutif, en 2005. Les prochaines élections se tiendront en 2010.

L'économie du Suriname est considérée comme relativement saine, avec une monnaie stable, un faible taux d'inflation de base, d'importants investissements directs étrangers et des prix stables pour les principaux produits d'exportation (aluminium, pétrole et or). En 2006, son budget est devenu excédentaire et les lourdes répercussions de la crise financière mondiale ne se sont pas encore fait sentir, en partie grâce à la hausse des prix de l'or.

Le Suriname est signataire de l'accord Petrocaribe.

Le secteur des soins de santé accuse une dégradation en raison de l'émigration importante de ses travailleurs qualifiés. Les indicateurs du secteur sont néanmoins comparables à ceux des voisins caribéens du Suriname.

Les points clés des relations entre l’UE et le Suriname

L'aide totale octroyée par la Commission européenne au Suriname depuis son indépendance en 1975 peut être estimée à 165 millions d'euros. Ce montant n'inclut pas les aides provenant de programmes régionaux, de protocoles et de systèmes de préférences commerciales. Les principaux domaines de coopération avec la Commission sont le secteur des transports (60 % des fonds accordés par le FED), les microprojets, la riziculture, le secteur de la banane, le secteur privé, la gestion de l'environnement, la bonne gouvernance et la démocratie.

Dans le cadre du programme indicatif national du 9ème FED, les transports sont devenus le secteur prioritaire de la stratégie de coopération nationale de la Commission. En adoptant cet objectif, la Commission a souligné l'importance d'un entretien régulier des infrastructures.

Au titre du 10ème FED, la Commission contribue à la réalisation des objectifs du gouvernement, à savoir la réduction de la pauvreté, le maintien de la base de revenus et la mise en place d'un accès équitable aux services. À cette fin, les transports doivent demeurer le secteur prioritaire pour le 10ème FED, en complément des programmes de développement menés par d'autres partenaires. La priorité doit également être accordée à l'amélioration de la connectivité et des flux de biens et de personnes, tant sur le territoire du Suriname qu'entre le pays et ses voisins, ainsi qu'à l'intensification des échanges commerciaux avec les pays proches.