Une nouvelle réponse à un voisinage en mouvement

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Une nouvelle et ambitieuse politique européenne de voisinage vise à renforcer les relations entre l'UE et ses pays voisins, grâce à des fonds supplémentaires, mais aussi à une obligation accrue de rendre compte.

Adoptée le 24 mai par la haute représentante Catherine Ashton et la Commission européenne, la nouvelle politique européenne de voisinage (PEV) s'appuie sur les réalisations obtenues depuis le lancement de la politique de voisinage en 2004 et répond aux aspirations des populations qui souhaitent davantage de démocratie et de prospérité. Elle offre de nouveaux types de soutien à d'autres tranches de la société et introduit des mesures d'incitation supplémentaires pour poursuivre les réformes. Elle développe en outre le "Partenariat pour la démocratie et une prospérité partagée avec le sud de la Méditerranée", adopté en mars 2011.

"Cette révision est plus importante que jamais, car de nombreux pays voisins vivent actuellement une transition démocratique. Il est vital que l'UE fasse une offre globale à ses voisins et établisse avec eux des partenariats durables visant à renforcer une démocratie profondément ancrée et durable et à promouvoir la prospérité économique", a déclaré Mme Ashton.

Outre les 5 700 millions d'euros déjà disponibles pour la période 2011-2013 au titre de la politique européenne de voisinage (PEV), 1 240 millions d'euros supplémentaires seront transférés à partir de ressources existantes.

La nouvelle politique européenne de voisinage comporterait six piliers:

  • Soutenir les progrès vers une "démocratie profondément ancrée"

Les élections libres et équitables doivent être accompagnées du respect de la primauté du droit, des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Tout cela se fera en partenariat avec l'ensemble de la société, pas seulement avec le gouvernement. L'UE y parviendra en établissant des partenariats dans chaque pays voisin et en facilitant l'accès des organisations de la société civile au soutien de l'UE au moyen d'un mécanisme de financement pour la société civile. Une fondation européenne pour la démocratie aidera également les partis politiques, ainsi que les ONG non inscrites et les syndicats.

  • Intensifier la coopération en matière de politique et de sécurité

La proposition décrit la façon dont l'UE va s'impliquer davantage dans la résolution des conflits prolongés dans la région.

  • Soutenir le développement durable sur les plans économique et social

La création d'emplois, la stimulation de la croissance et l'amélioration de la protection sociale reposent essentiellement sur le commerce. Dans cet esprit, l'UE dispose de plusieurs plans visant à améliorer le milieu des affaires dans la région. Il s'agit notamment de rassembler les investisseurs, d'étendre la zone opérationnelle du Fonds européen d'investissement (FEI) et de négocier des "zones complètes et approfondies de libre-échange" avec les partenaires qui le souhaitent et qui le peuvent.

  • Établir des partenariats pour la mobilité

Les partenariats pour la mobilité sont des cadres complets, destinés à l'Union européenne, à ses États membres et aux pays partenaires, qui visent à faciliter l'accès aux voies d'immigration légale et à renforcer les capacités de gestion des frontières et de lutte contre la migration clandestine. Un objectif majeur consiste à améliorer la mobilité des citoyens entre les pays partenaires et l'UE, en particulier les étudiants, les chercheurs et les professionnels.

  • Renforcer le partenariat oriental et créer un partenariat pour la démocratie et une prospérité partagée avec le sud de la Méditerranée

En collaborant avec ses voisins orientaux, l'UE s'engage à mettre en œuvre des accords d'association, à poursuivre la démocratisation et la libéralisation des visas, à renforcer la coopération sectorielle, notamment en matière de développement rural, et à travailler davantage avec la société civile.

Avec les pays du Sud, l'UE devrait lancer des programmes de renforcement des institutions, collaborer étroitement en matière de migration, de mobilité et de sécurité et lancer des programmes pilotes visant à soutenir le développement agricole et rural.

  • Fournir un financement supplémentaire et clarifier les priorités

Les 1 240 millions d'euros supplémentaires serviront à soutenir la croissance et à financer de nouvelles initiatives, en particulier la collaboration avec la société civile et le développement rural et régional.

Ces propositions font suite à une révision de la PEV existante ainsi qu'à des consultations avec les gouvernements et des organisations de la société civile de l'UE et de la région méditerranéenne au cours l'année écoulée.

Communication: Une nouvelle réponse à un voisinage en mouvement

La politique européenne de voisinage


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