© EU
Le 23 avril, les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne ont reconnu les changements historiques qui ont eu lieu en Birmanie ces derniers mois en levant certaines des sanctions imposées à l’encontre du régime.
Catherine Ashton, qui présidait la réunion en sa qualité de haute représentante de l’UE, a déclaré que l’Union européenne ouvrait ainsi un «nouveau chapitre» de ses relations avec la Birmanie. En revanche, la détérioration de la situation en Syrie a conduit les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne à renforcer les sanctions adoptées à l’encontre du régime de Damas. Les 27 ministres étaient rassemblés à Luxembourg à l’occasion de la réunion mensuelle du Conseil des affaires étrangères.
Syrie: résolution des Nations unies et plan Annan
Le Conseil a discuté de la crise actuelle en Syrie et s’est félicité de la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU mettant en place une mission de supervision des Nations unies chargée de contrôler la cessation de la violence armée. Il a demandé instamment au gouvernement syrien de permettre à la mission de fonctionner effectivement et a réaffirmé son soutien total à l’envoyé spécial Kofi Annan et à son plan en six points. Au vu de la gravité de la situation, les ministres ont approuvé de nouvelles sanctions à l’encontre du régime syrien. Lors de sa conférence de presse, Catherine Ashton a insisté sur l’aide humanitaire apportée par l’UE aux pays qui accueillent des réfugiés fuyant les combats.
Mali: rétablissement de l’ordre constitutionnel
Les ministres des affaires étrangères ont également discuté des événements récents dans plusieurs pays africains. Ils ont exprimé leur soutien aux efforts déployés par la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour rétablir l’ordre constitutionnel au Mali et ont déclaré que l’UE entend suivre de près l’évolution du processus de transition. Le Conseil a confirmé l’importance d’une mise en œuvre accélérée de la stratégie de l’UE pour la sécurité et le développement au Sahel et du déploiement de la mission civile PSDC qu’il est proposé d’envoyer au Niger.
Soudan et Soudan du Sud
Le Conseil a également fait part de la grave préoccupation que lui inspire l’aggravation du conflit entre le Soudan et le Soudan du Sud et a appelé les deux gouvernements à mettre un terme aux attentats perpétrés sur le territoire de l’autre et à cesser les hostilités. La haute représentante Catherine Ashton a qualifié de «grave» la situation au Soudan et au Soudan du Sud.
Enfin, le Conseil a fermement condamné le coup d’état perpétré en Guinée-Bissau. Il a demandé le rétablissement immédiat du gouvernement légitime et s’est déclaré prêt à imposer des mesures restrictives à l’encontre de quiconque participant à des agissements qui menacent la paix, la sécurité et la stabilité en Guinée-Bissau.
Au cours du déjeuner, les ministres ont procédé à un échange de vues sur les derniers événements concernant le processus de paix au Proche-Orient et sur la situation dans les territoires palestiniens occupés. La haute représentante a ensuite rendu compte des pourparlers menés avec l’Iran à propos de son programme nucléaire.