Séminaire de clôture du Programme Taka nadifa d’Appui au secteur des énergies renouvelables en Algérie
Le séminaire de clôture du programme Taka nadifa, organisé par le Ministère de l’Energie et des Mines en collaboration avec la Délégation de l’Union européenne en Algérie, s’est tenu le mardi 2 mai 2023 au Centre International de Conférences Abdelatif Rahal (CIC) à Alger.
L'événement a été rehaussé par la participation de Monsieur le Ministre de l'Energie et des Mines, Mohamed ARKAB, de Madame la Ministre de l’Environnement et des Energies Renouvelables, Fazia DAHLEB et S.E.M. l’Ambassadeur, Chef de la Délégation de l'Union européenne en Algérie, M. Thomas ECKERT.
Plus de deux cents participants composés des principales parties prenantes activant dans les domaines des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique ainsi que les bénéficiaires des différentes actions du programme ont pris part à ce séminaire qui avait pour objet de présenter les principaux résultats ainsi que les acquis de Taka nadifa et mettre en avant les perspectives d’une coopération internationale mutuellement bénéfique et ciblée dans les domaines précités.
Dans son allocution, Monsieur le Ministre de l’Energie et des Mines a mis en exergue les efforts déployés par l’Algérie pour la diversification de son mix énergétique à travers l’accélération du déploiement des énergies nouvelles et renouvelables et de la préservation de ses importantes ressources en hydrocarbures.
Il a également souligné l’importance de créer les synergies nécessaires pour concrétiser des partenariats mutuellement bénéfiques dans le secteur de l’énergie et des mines qui offre de nombreuses opportunités d’investissement durables telles que le développement des infrastructures énergétiques, le développement des énergies renouvelables et de la filière hydrogène, l’intégration industrielle nationale, l’efficacité énergétique, et la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Pour sa part, Madame la Ministre de l’environnement et des énergies renouvelables a rappelé que l’Algérie est pleinement engagée à poursuivre sa participation active au niveau international en matière de protection de l’environnement et de lutte contre les effets néfastes des changements climatiques dans le cadre d’un développement durable, et cela à travers le développement des systèmes décentralisés pour la production de l’électricité et de la chaleur à partir des sources renouvelables, notamment la géothermie et la valorisation énergétique des déchets.
S.E.M l’Ambassadeur a quant à lui marqué la disponibilité de l’Union européenne pour l’approfondissement de la coopération dans le secteur de l’énergie et des mines à travers le renforcement de son appui pour le développement des énergies renouvelables en Algérie et pour améliorer l'efficacité énergétique ainsi que pour le développement d’une industrie énergétique à croissance durable.
S’inscrivant dans le cadre de la mise en œuvre du partenariat stratégique entre l’Algérie et l’Union européenne dans le secteur de l’énergie, Taka nadifa est un programme ambitieux qui vise à soutenir l’Algérie dans le renforcement de dispositifs institutionnels et réglementaires favorables au déploiement des énergies renouvelables, destinés principalement à la production d’électricité, et à la promotion de l’efficacité énergétique.
Pendant ses quatre années de mise en œuvre (2019/2023), Taka nadifa a permis des échanges interactifs entre les différents acteurs actifs dans le domaine des énergies renouvelables et de l‘efficacité énergétique, en vue de faciliter et stimuler l’investissement privé national et étranger et de renforcer les capacités techniques et de gestion des institutions dans ces domaines.
En matière d’énergies renouvelables, les travaux ont été axés, notamment, sur le cadre règlementaire, juridique et contractuel spécifique favorisant les grands investissements pour la production d’électricité, de la maîtrise des outils et méthodes d’intégration des énergies renouvelables dans le réseau électrique.
Le programme Taka nadifa a obtenu de nombreux résultats tangibles, parmi lesquels :
- La conception de huit programmes d’actions sectoriels efficaces facilitant la pénétration des sources d’énergie renouvelables et la promotion de l’efficacité énergétique dans plusieurs secteurs, à savoir le bâtiment, l’industrie, les collectivités locales et l’aménagement du territoire, la distribution de l’électricité, le transport, la pêche et les productions halieutiques, les ressources en eau, la production d’électricité de source renouvelables hors réseau électrique et pour les faibles puissances connectées au réseau ;
- L’étiquetage énergétique des bâtiments ;
- La fourniture de logiciels et les formations associées ;
- L’étude des mécanismes de financement de l’efficacité énergétique ;
- L’examen des opportunités, mais aussi des défis, dus à une intégration massive des énergies renouvelables dans les systèmes électriques algériens ;
- L’élaboration de recommandations pour améliorer la réglementation thermique des bâtiments (RTB) à travers des mesures nouvelles et innovantes notamment l’accompagnement des fabricants de produits et équipements performants et en matière de certification des produits et des entreprises. Un guide de la RTB existante, rehaussé d’une Attestation de Performance Potentielle Energétique [APPE] pour les bâtiments neufs à usage résidentiel s’adressant aux professionnels du secteur du bâtiment, et ce pour la vérification de la conformité des performances thermique de l’enveloppe des bâtiments.
- Diagnostic du cadre légal et réglementaire d’étiquetage énergétique et du système d’évaluation de la conformité en vigueur en Algérie
- La réalisation de nombreuses actions de renforcement des capacités formations, coaching, ateliers d’échanges d’expérience avec des pays membres de l’Union européenne qui ont permis d’identifier des bonnes pratiques.
Afin de soutenir les efforts entrepris par les institutions nationales partenaires Taka nadifa a mis en place un dialogue régulier avec les pays membres de l’Union européenne et les organisations internationales à travers la mise en place du mécanisme de coordination entre les institutions nationales et les partenaires internationaux techniques et financiers.