L’UE continue à appuyer la préservation sur ces aires protégées

Signature des nouveaux accords de partenariat pour la cogestion du Parc National de Zakouma, du Parc National de Siniaka Minia et de la Réserve Naturelle et Culturelle de l’Ennedi, ainsi que le Protocole d’accord pour le paysage Aouk-Keita

Le jeudi 2 juillet 2026 l’Union européenne a participé à la cérémonie de signature des nouveaux accords de partenariat entre le ministère de l’environnement du Tchad et l’ONG APN pour la cogestion des trois aires protégés (le Parc National de Zakouma, du Parc National de Siniaka Minia et de la Réserve Naturelle et Culturelle de l’Ennedi).

Cet acte acte représente une réussite confirmée des négociations entre le Gouvernement et l’ONG et il pose un jalon qui renouvelle la confiance et une entente sur les modalités de cogestion des aires protégés au Tchad.

Pour l’Union européenne, principal bailleur de la biodiversité au Tchad (130 millions d’EUR investis depuis 1989), l’aboutissement de ces négociations confirme la pertinence du choix de l’ONG APN, qui a ce nouveau mandat de cogestion sur ces aires protégées, mais également de l’efficacité du dialogue politique fait par l’UE dans le cadre de l’appui au secteur de la biodiversité.

La Cérémonie a été présidée par le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement Durable, M. Hassan Bakhit Djamous, accompagné du Ministre du Développement touristique, de la culture et de l’artisanat, M. Abakar Rozzi Teguil et des partenaires techniques et financiers (UE et Allemagne). Il est remarqué également la présence de la conseillère en environnement à la Présidence.

La Signature des nouveaux accords de partenariat a été faite entre le ministre de l’Environnement et le President Directeur Général de l’ONG African Parks (M. Peter Fearnhead). 

L’Union européenne était représenté par M. Karl Rawert Chef de Coopération de la Délégation de Ndjamena. 

Cet acte représente une réussite confirmée des négociations entre le Gouvernement et l’ONG. Il pose un jalon qui renouvelle la confiance et une entente sur les modalités de cogestion des aires protégés au Tchad.

Pour rappel, depuis octobre 2025, les parties ont convenu que les accords de partenariat devraient être révisés. 

Les principales différences entre les anciens et les nouveaux accords sont les suivants :

En matière de management :

àLes nouveaux accords portent sur la cogestion et non la délégation de gestion, même si dans le fond, les modifications restent limitées. 

àCette cogestion équilibrée améliore la gouvernance du partenariat et légitime une participation plus active et reconnue à la gestion des aires protégées et aux orientations stratégiques futures. 

àLe Gouvernement garde ses prérogatives régaliennes et participe à la gestion à travers les Directeurs adjoints. 

En matière de la gestion et de la recherche de financement :

àAPN est autorisé à utiliser ces procédures opérationnelles standard tout en respectant la législation tchadienne en vigueur.

àDésormais un compte bancaire dédié au partenariat est domicilié au Tchad.

àLes Conseils d’Administration (CA) formés par les deux parties valident la gestion technique et financière annuel des programmes en cours. 

àAPN n’aura aucune restriction dans la recherche de financement mais a l’obligation d’informer le Gouvernement des financements reçus. Le Gouvernement soutien APN dans la recherche des financements.

En matière du développement touristique :

àIl est maintenant clair qu’APN est autorisé à organiser des prestations à l'attention des touristes.

Concernant la durée :

àLa durée des accords est de 15 ans pour les 3 Aires Protégées (PNZ, PNSM et RNCE) et de 3 ans pour le protocole de l’Aouk-Keita (durée estimée avant leur classement en aire protégée). 

Pour l’Union européenne, principal bailleur de la biodiversité au Tchad (130 millions d’EUR investis depuis 1989), l’aboutissement de ces négociations confirme la pertinence du choix de l’ONG APN, qui a ce nouveau  mandat de cogestion sur ces  aires protégées, l’importance de l’appui au secteur de la biodiversité, a pertinence de son appui et du au secteur et, mais également de l’efficacité du dialogue politique fait par l’UE et du rôle de bailler-médiateur qui avaient été démontré lors du moment de crise en octobre 2025 entre le Gouvernement et APN. 

L’Union européenne est également très satisfaite de l’appropriation par toutes les parties de la nouvelle approche paysage de développement intégré qui en plus d’un appui efficace et de qualité en faveur de la conservation de la biodiversité, elle consolide des actions d’économie verte orientés vers un développement des chaînes de valeur agricoles en périphérie des aires protégées, en plus d’un appui décidé au services sociaux de base.

Pour l’Union européenneil est clair qu’il ne peut y avoir un développement durable de la biodiversité sans un développement socio-économique en périphérique qui contribue à la prospérité et à l’amélioration des conditions de vie des populations tchadiennes.