Validation du rapport pays élaboré par le GIABA dans le cadre d’une étude sur flux financiers illicites liés à la criminalité maritime dans le Golfe de Guinée
Les menaces à la sécurité dans le golfe de Guinée sont de plus en plus nombreuses : piraterie, vols à main armée à l’encontre des navires, enlèvements, trafics illégaux de toute sorte, pêche illégale, crimes dans le milieu maritime. Autant d’activités illicites qui menacent la sûreté des Etats côtiers de l’Afrique occidentale, dont le Togo, mais aussi la navigation maritime, l’économie et le commerce international. Dans ce contexte, le projet SWAIMS vise à renforcer les structures régionales de sécurité maritime et les capacités opérationnelles des autorités de sécurité dans les pays côtiers du golfe de Guinée membres de la CEDEAO.
Ce rapport spécialisé intégrera l’étude stratégique du GIABA sur les pays côtiers du Golfe de Guinée, effectué à la requête du projet régional « Appui à la sécurité maritime intégrée en Afrique de l’Ouest » (SWAIMS) financé par l’Union européenne.
« L’Union européenne et ses Etats Membres réitèrent leur disponibilité et confirment leur engagement pour la poursuite de la lutte contre la criminalité dans le Golfe de Guinée », a indiqué S.E.M. Joaquín Tasso Vilallonga, Ambassadeur de l’UE à l’ouverture de cette rencontre.
Une fois complétée, l’étude du GIABA permettra aux acteurs régionaux et nationaux concernés d’avoir un regard d’ensemble sur les cadres de prévention et répression de la criminalité dans le Golfe de Guinée, ainsi que de saisir jusqu’à quel point les exigences internationales en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (en l’occurrence, les recommandations du Groupe d’Action Financière, GAFI) peuvent soutenir efficacement la lutte contre la criminalité en mer.
Dans le cadre de l‘atelier, il est question de mettre en lumière le rôle exemplaire joué par le Togo dans la répression de la criminalité maritime et la dynamique nationale de réforme juridique entamé depuis 2015 (dont la révision du Code pénal et l’adoption de la loi contre la piraterie et les autres infractions en matière de criminalité maritime), qui ont abouti en juillet 2021 avec les premières condamnations d’actes de piraterie en Afrique de l’Ouest. A cela s’ajoute l’action incisive de la Cellule nationale du traitement de l’information financière (CENTIF) du Togo, qui œuvre à niveau national et international contre la criminalité financière.
SWAIMS, mais aussi les autres projets régionaux financés par l’Union européenne, tels que SEACOP et OCWAR-M, sont à l’œuvre pour consolider les capacités des intervenants togolais dans la lutte contre la criminalité maritime et les flux financiers illicites.