HRC 45 - EU Intervention: Interactive Dialogue with the Commission of Inquiry on Burundi
L’UE remercie la Commission d’Enquête pour son exposé et son travail rigoureux.
Les élections et l’arrivée au pouvoir du nouveau Président offrent une occasion réelle au Burundi pour s’engager durablement sur la voie de la réforme, notamment par rapport à l’établissement de l'état de droit et au respect des droits de l’homme. Aux côtés de ses partenaires régionaux et internationaux, et sur la base d’engagements réciproques, l’UE est prête à appuyer l’ouverture du Burundi vers la communauté internationale et à saisir cette occasion afin de renouer les fils du dialogue politique.
Cependant la situation sur le terrain demeure tendue et préoccupante. Pour la quatrième année consécutive, la Commission a documenté de graves violations et atteintes aux droits de l'homme, dont certaines pourraient constituer des crimes contre l’humanité. Les principaux facteurs de risque demeurent présents, notamment ceux ayant une dimension structurelle.
Dès lors, nous appelons le gouvernement burundais à adopter une attitude la plus constructive possible et à établir un climat de confiance et des conditions propices à la reprise du dialogue. Des mesures concrètes comme la libération des prisonniers politiques, des défenseurs des droits de l’homme et des journalistes détenus arbitrairement, la dissolution des milices et des Imbonerakure, l’ouverture significative de l’espace civique et politique, le rétablissement de la liberté de la presse, la reprise de la coopération avec les mécanismes internationaux et régionaux des droits de l'homme ou encore la réouverture du Bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’homme, doivent contribuer à mettre fin à la culture de l’impunité et à rétablir la confiance, à l’intérieur du pays et avec la communauté internationale.
Dans l’attente de progrès tangibles en matière de droits de l’homme, l’Union européenne estime qu’une attention soutenue du Conseil et de la communauté internationale à la situation des droits de l’homme au Burundi reste nécessaire.
Mesdames et Monsieur les Commissaires :
Le Burundi se trouve à la croisée des chemins. Quelles sont à votre avis les actions urgentes que le nouveau gouvernement du Burundi devrait prioriser dans les douze prochains mois ? En outre, que recommanderiez-vous pour relancer le dialogue avec les nouvelles autorités ?
Je vous remercie.