HRC44 - Interactive Dialogue with the Commission of Inquiry on Burundi

14.07.2020
Geneva

L’UE remercie la Commission pour cette présentation et pour son travail minutieux durant ces années. L'amélioration de la situation des droits de l’homme au Burundi demeure une priorité conforme aux valeurs essentielles de l'Union Européenne.

L’UE a pris acte de l’annonce des résultats définitifs des élections présidentielles qui ont été suivies par l’investiture du nouveau président et par la mise en place d’un nouveau gouvernement. Nous remarquons que le cycle électoral n’est pas terminé ; les élections sénatoriales et locales doivent encore avoir lieu. Nous encourageons les parties responsables à assurer le bon déroulement de ces élections, afin que la voix des Burundais soit entendue et respectée.

Nous continuons à suivre de près la situation des droits de l'homme au Burundi qui reste préoccupante. Le transfert pacifique du pouvoir est une opportunité historique pour le Burundi et pour les Burundais pour s’engager fermement sur la voie d’un changement et d’une réforme qui seraient fondés sur le respect des droits de l’homme, les libertés fondamentales, les principes démocratiques et l’Etat de droit. Dans un premier temps l’UE souhaiterait voir des progrès tangibles dans le domaine de la lutte contre l’impunité, dans le respect des libertés d’expression, d’association et de réunion. Nous réitérons qu’il est essentiel que la presse et la société civile puissent travailler en liberté et sécurité. L’UE note avec satisfaction que le Président Ndayishimiye a déclaré son intention de prioriser la lutte contre le Covid 19 et contre la corruption et rappelle qu’il y a des risques particuliers liés à la situation dans les prisons, où se trouvent aussi des prisonniers d’opinion A cet égard, nous rappelons la nécessité d’assurer un accès humanitaire sûr et sans entrave sur l’ensemble du territoire pour apporter une assistance aux personnes dans les situations les plus vulnérables. L’UE fait également appel au gouvernement pour libérer certains prisonniers pour des raisons sanitaires et humanitaires et comme geste d’apaisement et de réconciliation.

 L’UE encourage encore une fois le Burundi à prendre des mesures pour mettre fin aux violations des droits de l’homme et à reprendre la coopération avec les mécanismes internationaux et régionaux des droits de l’homme.

Aux membres de la Commission : quelles sont à votre avis les actions urgentes que le nouveau gouvernement du Burundi devrait prioriser dans les premiers mois de son mandat?