Déclaration de l'UE – Assemblée Générale des Nations Unies 3ème Commission : Dialogue interactif avec l'Expert Indépendant sur la République centrafricaine, M. Aristide Nononsi
Monsieur le Président,
J'ai l'honneur de prendre la parole au nom de l'Union européenne et de ses États membres.
Monsieur l'Expert Indépendant,
Votre dernier rapport reconnaît des progrès réalisés en République centrafricaine dans les domaines du renforcement des institutions, de la lutte contre l'impunité, ainsi que dans la poursuite du processus électoral lancé en décembre 2025. Nous saluons les efforts déployés par le Gouvernement centrafricain à cet égard et reconnaissons le soutien précieux de la MINUSCA dans la conduite du processus électoral. Nous souhaitons également rappeler l'importance d'un dialogue politique inclusif ainsi que de la protection de l'espace civique.
Malgré ces efforts et ces progrès vers la stabilité, le rapport souligne que la situation humanitaire et des droits de l'Homme dans le pays demeure fragile. [Votre rapport met en évidence que les femmes, les enfants, les personnes déplacées à l’intérieur du pays, les réfugiés et d’autres groupes vivant dans des situations vulnérables restent particulièrement exposés.] En 2026, l'Union européenne contribue à hauteur de plus de 20 millions d'euros en aide humanitaire, [y compris pour faire face aux conséquences du conflit au Soudan].
L'Union européenne et ses États membres appellent tous les signataires à mettre pleinement en œuvre l'Accord politique pour la paix et la réconciliation de 2019 et les accords ultérieurs, [notamment ceux d'avril et de novembre 2025,] et à s’engager dans le cadre du programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration. Nous saluons le rôle crucial joué par la MINUSCA, aux côtés d'autres organismes des Nations Unies, de partenaires régionaux et internationaux et d'organisations de la société civile, en appui du Gouvernement centrafricain [, dont les institutions assument désormais certaines missions auparavant assurées par la MINUSCA].
L'UE encourage la République centrafricaine et ses partenaires à mettre en œuvre les recommandations formulées dans votre rapport. Les efforts déployés par le Gouvernement centrafricain pour renforcer les institutions judiciaires, soutenir les mécanismes de justice transitionnelle et promouvoir la réconciliation nationale doivent être poursuivis et consolidés, [afin d’atteindre la stabilité et favoriser une bonne gouvernance.]
Nous saluons également le travail de la Cour pénale internationale et de la Cour pénale spéciale dans la lutte contre l'impunité. Dans ce contexte, permettez-moi de mentionner le soutien de longue date de l'UE et de ses États membres à la Cour pénale spéciale, y compris à travers un soutien financier et le détachement de juges.
Monsieur l'Expert Indépendant,
Quelles mesures prioritaires recommanderiez-vous pour renforcer la capacité de la République centrafricaine à lutter contre l'impunité, en particulier dans le domaine de la justice transitionnelle ?
Je vous remercie.