HRC 33 - Déclaration de l'UE: Dialogue interactif sur le rapport de l’enquête indépendante des Nations Unies sur le Burundi
M. le Président,
L’Union européenne remercie le Haut-Commissaire et les trois experts indépendants pour leur rapport final et leur travail d’investigations et d’analyse.
Nous sommes fortement préoccupés par le contenu du rapport qui fait état de violations graves et systématiques des droits de l’Homme au Burundi, commises principalement par des membres des forces de sécurité et dans un climat d’impunité générale.
La détérioration de la situation des droits de l’Homme, marquée notamment par des détentions arbitraires à grande échelle, des exécutions extrajudiciaires, des disparitions forcées, des cas de torture et de violences sexuelles, ainsi que les très fortes restrictions des libertés d’expressions, d’association, et de réunion méritent la plus ferme condamnation et réponse de la communauté internationale. Ces actes sont d’autant plus déplorables que le Burundi, en tant que membre de ce Conseil, devrait observer les normes les plus strictes en matière de protection des droits de l’homme. Nous appelons le Gouvernement à mettre une fin immédiate à toutes les violences et à garantir la protection des droits de l'Homme de ses citoyens, et à traduire tous les auteurs de ces violations en justice.
L’Union européenne appelle à la tenue sans délai d’un dialogue inter-burundais véritable et inclusif, fondé sur le respect des Accords d’Arusha, et réitère son soutien aux efforts entrepris à cet égard par les acteurs régionaux, tels que la Communauté de l’Afrique de l’Est et l'Union africaine.
M. le Président,
Il est impératif que le Conseil reste fermement saisi de la situation d’une telle urgence et gravité. C’est pour cela qu’à la lumière des révélations sérieuses contenues dans ce rapport, l’Union européenne soutient la proposition des experts de créer un mécanisme robuste de suivi d’enquête pour mener des enquêtes approfondies sur les violations et abus des droits de l’Homme au Burundi et pour établir une liste des auteurs présumés de ces actes en vue de contribuer à la lutte contre l’impunité.
Nous comptons sur la coopération des partenaires africains sur ce sujet, ce qui reflèterait leurs efforts communs vis-à-vis de la situation au Burundi au sein de l’Union africaine.
Question :
Quels types de violations et abus des droits de l’Homme devraient être considérés de façon prioritaire par la commission d’enquête dont vous recommandez la création ?
Comment l 'Etat burundais pourrait-il être supporté le plus efficacement possible en remplissant ses obligations en matière de droits de l'homme, notamment en garantissant que justice soit faite et les responsabilités établies pour les violations et atteintes aux droits de l'homme qui ont été commises depuis le début de la crise ?