L’UNION EUROPÉENNE APPUIE LE GOUVERNEMENT DANS LA LUTTE CONTRE LES VIOLENCES BASÉES SUR LE GENRE

22.02.2022
Bangui

La lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) à travers la promotion de l’égalité de genre, et la lutte contre toutes formes de violences faites aux femmes et aux filles centrafricaines, constituent encore l’une des problématiques majeures de protection en République Centrafricaine. Malgré les efforts consentis ces dernières années par le Gouvernement et ses partenaires techniques et financiers (PTF) ainsi que par les organisations humanitaires, les défis restent énormes en matière d’égalité des sexes.

En dépit de l’engagement des acteurs, l’accès à l’éducation des filles et des femmes reste encore faible, avec environ 8 filles dans le cycle primaire et 6 filles dans le cycle secondaire, pour 10 garçons. Seulement 13% des sièges parlementaires sont occupés par des femmes, contre 87% par des hommes. Le taux de participation active des femmes au marché du travail est de 65%, souvent dans des emplois précaires du secteur informel. En outre, le pays fragilisé par de nombreuses crises, compte un nombre significatif de violences basées sur le genre, avec une moyenne de 10 000 cas par an, dont 2 000 cas de violences sexuelles.

Face à ces grands défis, le Gouvernement en co-présidence avec l’Union européenne, a procédé ce 22 février 2022, au lancement du Comité de Coordination du Secteur Genre et Violences Basées sur le Genre, dans le cadre de l’organisation du dispositif institutionnel d’orientation, supervision, qui s'aligne sur les axes stratégiques fixés par la République centrafricaine dans le Plan de relèvement et de consolidation de la paix (RCPCA) et le cadre d’engagement mutuel.

Ce comité assurera la mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre les VBG, notamment en ce qui concerne les pratiques néfastes et le mariage d’enfants en RCA. Adoptée pour la période 2019-2023, cette stratégie nationale est axée sur la prévention, la prise en charge globale et multisectorielle des survivantes, la justice et la lutte contre l’impunité. Il aura aussi pour mission, de renforcer l’efficacité des interventions, à travers la disponibilité d’un cadre d’échanges, consultations et coopération entre les Ministères concernés par les secteurs liés à la promotion de l’égalité de genre et les autres acteurs tels que la société civile et les PTF. Des résultats importants sont attendus en termes de coordination des acteurs engagés et de collecte de données pour analyser les tendances et informer les nouvelles politiques et programmes dans le secteur.

Par ailleurs, le comité travaillera avec des approches novatrices afin de mettre en pratique le principe de « ne laisser personne pour compte », y compris les personnes vivant avec handicap, les personnes vivant avec VIH/SIDA, les personnes déplacées internes et les réfugiés, les personnes autochtones, et toutes autres groupes vulnérables de formes multiples de discrimination.

Pour l’Union européenne, « l’égalité de genre est en effet une valeur fondamentale de l’Union européenne et est reconnue comme un droit universel. C’est aussi un facteur essentiel pour la croissance économique, la stabilisation, la paix et la sécurité. De ce fait, l’Union européenne est, et restera, fortement engagée auprès de la République centrafricaine pour relever les défis dans ce domaine et contribuer à l’atteinte de l’objectif de développement durable numéro 5 de son plan d'action sur l'égalité des sexes et l'émancipation des femmes dans l'action extérieure 2021–2025 (GAP III) ».

Contacts :

Giulia TREVISSON COPPE, Chargée de programme à la Délégation de l’Union européenne

Giulia.TREVISSON-COPPE@eeas.europa.eu

Jeanne Aurélie Sidonie NGO BELNOUN, Chargée de presse et d’information

Délégation de l'UE en République centrafricaine: + (236) 75.22.87.26

Jeanne-Aurelie-Sidonie.NGO-BELNOUN@eeas.europa.eu

Jean BARKA, Expert Principal de la Mission d’assistance technique

jeanbarka@europlus.sk / www.europlus.sk

 

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