UE-Djibouti : Construction d'une usine de dessalement à Doraleh financée par l'UE
Au cours de cette cérémonie de signatures, le directeur général, M. Stefano Manservisi a déclaré : "Avec la Station d'Epuration de Douda et les nombreux forages en milieu urbain comme en milieu rural financés par l'Union Européenne, le projet PEPER vient confirmer la volonté de l'Union Européenne à appuyer une nouvelle fois le gouvernement djiboutien pour la production d'une eau de qualité, en quantité suffisante et à un prix abordable, au bénéfice direct de la population djiboutienne". Il a rappelé : "La résilience et la sécurité alimentaire demeurent des secteurs de concentration primordiaux de l'aide au développement de l'Union Européenne dans le cadre du 11ème Fonds Européen de Développement pour Djibouti, couvrant la période 2014-2020 et doté de 105 millions d'euros."
Dans sa première phase, le projet PEPER va consister en la réalisation d'une usine de dessalement pour une production de 22 500 m3/jour avec la réalisation de l'ensemble des ouvrages pour une capacité finale de 45000 m3/jour. D'autre part, la construction d'un réservoir de 5 000 m3 à Balbala et d’une conduite d’environ 8.5 km, dimensionnée à 45 000 m3/j, est prévue pour connecter l’usine au réseau de distribution d’eau potable de la ville. Le projet PEPER prévoit, en outre, la formation des agents de l'ONEAD, maitre d'œuvre du projet, ainsi que le raccordement au réseau électrique de l'usine de dessalement, avec pour objectif l'amélioration de la gestion des services d'approvisionnement en eau. Les travaux, qui débuteront cette année, dureront 3 ans, avec une période d'exploitation par l'entreprise d'une durée de 5 ans.
Par ailleurs, l'Union Européenne a également contribué au financement des études techniques pour le lancement du projet et soutient financièrement l'assistance technique pour la supervision des travaux. L'Union Européenne, à travers ce projet, finance également un volet "soutien aux réformes dans les secteurs de l'eau et de l'énergie". Le gouvernement, quant à lui, s'engage à entreprendre les reformes nécessaire pour la viabilité du projet.
Le projet PEPER répond aux priorités de l'Union Européenne, en se présentant notamment comme une réponse au déficit hydrique chronique en eau potable pour la ville de Djibouti et en permettant la production d'une eau saine à un prix raisonnable pour les populations les plus vulnérables, en particulier dans le quartier de Balbala.