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Retour de migrants : L'espoir d'un avenir meilleur, après l'enfer…

13.07.2018
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Pierre Roland est un jeune Camerounais de 24 ans. Après sa formation d'instituteur, il n'a pas trouvé du travail. Comme nombre d'autres jeunes Africains, il a fait des économies pour prendre la route de l'Europe, en passant par le Nigéria, le Niger et la Lybie. C'est dans ce dernier pays de transit que son voyage s'est arrêté : il a été arrêté par des gangs de trafiquants et a subi de multiples souffrances : captivité, violences physiques et morales, etc.

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Il a rapidement exprimé son souhait de rentrer au Cameroun, et a été soutenu en cela par l'OIM, l’organisme des Nations Unies chargé des migrations, qui l'a assisté lors de son retour volontaire en novembre 2017. Arrivé très malade, il a été pris en charge par les services de santé et a été hospitalisé à l'Hôpital Central de Yaoundé pendant une semaine. Les services sociaux lui ont apporté un soutien psychologique pour l'aider à accepter son retour et à s'engager dans son nouveau combat qui est désormais celui de réussir sa vie chez lui.

Avec l'accompagnement de l'OIM, il a ainsi monté un projet d'alimentation et de vente d'éponges métalliques au marché du Mfoundi. Il admet être encore au début de son activité, mais est très positif sur l'essor futur de son commerce. Désormais, il souhaite que son expérience serve de leçon aux autres jeunes Camerounais qui seraient tentés de prendre la route de façon irrégulière comme il l'a fait par le passé : "J'encourage les jeunes à investir l'argent avec lequel ils comptent financer leur aventure (…) dans l'entreprenariat". Si le gouvernement camerounais et l'OIM ont pu redonner de l'espoir à Paul Rodrigue et à de nombreux autres jeunes, c'est grâce à un financement de l’Union européenne au travers du Fonds fiduciaire d'urgence de l'UE pour l'Afrique.

En une année, cette initiative a permis aux gouvernements du Cameroun et de 11 autres pays d'Afrique, avec l'appui de l'OIM, de ramener et de réintégrer près de 9 000 migrants en situation de vulnérabilité extrême en Lybie. Pour le Cameroun, 1902 personnes ont été soutenues lors de leur retour et ont pu rentrer auprès de leurs familles, près de 1500 ont été soignées, plus de 400 appuyées dans leur réintégration économique, tandis qu'environ 750 dossiers de réintégration sont actuellement en cours d'examen.

Le 5 juillet 2018, marquait le 1er anniversaire de cette initiative pour la protection et la réintégration des migrants au Cameroun. Cela a été l'occasion pour l'Ambassadeur de l'Union européenne de rappeler que l'UE va accroitre son appui de manière à, non seulement soutenir le retour volontaire des migrants victimes des abus depuis les pays de transit, mais aussi à développer les opportunités économiques dans le pays afin que les jeunes ne risquent plus leur vie dans des voyages périlleux.

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