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Présidence de l’UE au processus de Kimberley: s’engager pour rendre les moyens de subsistance des communautés minières plus durables

19.06.2018
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Les ressources naturelles appartiennent aux populations locales, et non aux milices. Depuis 2003, l’UE et des partenaires internationaux représentant 99 % du commerce mondial de diamants ont uni leurs forces pour que la production et le commerce de diamants bruts contribuent à la paix et à un développement économique et humain durables. Dans le cadre de la présidence qu’elle assume cette année et d'une série d’actions concrètes, l’UE s’engage à empêcher le commerce des diamants de la guerre et à améliorer les moyens de subsistance des communautés minières.

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L’Union européenne exerce cette année la présidence du processus de Kimberley, un partenariat mondial qui réunit gouvernements, industrie et société civile (la «structure tripartite») en vue d’éradiquer le commerce des diamants de la guerre à travers le monde. Tout au long de l’année, l’UE s’efforcera de garantir que le processus demeure un outil approprié pour prévenir les conflits dans un monde en mutation. Pour moderniser le processus, elle vise à renforcer sa structure tripartite et sa mise en œuvre, notamment au moyen de la coopération régionale, ainsi qu'à soutenir le renforcement de ses capacités.

L’extraction de diamants artisanale et à petite échelle, qui constitue souvent une activité de subsistance, représente 15 % de la production mondiale totale de diamants. Lorsqu’elle est réalisée de manière éclairée et responsable, elle peut contribuer à faire sortir les mineurs de la pauvreté. L’extraction artisanale sera à l’ordre du jour d'une réunion intersessions organisée par l’UE à Anvers (Belgique), du 18 au 22 juin.

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Dans le cadre de l’instrument contribuant à la stabilité et à la paix, l’UE finance plusieurs projets axés sur l’exploitation minière artisanale et soutient la coopération régionale dans les zones où l’extraction artisanale de diamants constitue une activité courante.

 

Promouvoir les droits de propriété et le développement artisanal du diamant en Côte d’Ivoire

Dans la ville de Tortiya, les mineurs de diamants se tournent vers l’agriculture, car les mines de diamants sont épuisées. Toutefois, les femmes n'ont souvent pas accès à des terres agricoles fertiles.

 

Pour surmonter cet obstacle majeur au développement économique et à l’autonomisation des femmes, le projet relatif aux droits de propriété et au développement artisanal du diamant (PRADD) en Côte d’Ivoire, cofinancé par l’UE et l’USAID, contribue à améliorer les moyens de subsistance des petites communautés minières et à faire des diamants des instruments de développement efficaces. Dans le cadre de ce projet, des femmes ont remis en état près de 8 hectares d’anciennes mines de diamants en 2015. En outre, 30 coopératives ont été formées à des techniques d’extraction améliorées et plus précises, qui contribuent à atténuer les risques pour l’environnement et pour la sécurité des mineurs et de leurs communautés.

 

Faire face aux défis communs de l’extraction artisanale et alluviale grâce à une approche régionale en Afrique de l’Ouest

L'union fait la force. C’est dans cet esprit que l’UE soutient fermement la coopération régionale entre les pays de l’Union du fleuve Mano (Côte d’Ivoire, Guinée, Liberia et Sierra Leone), qui sont confrontés à des défis similaires pour mettre pleinement en œuvre le processus de Kimberley. Dans cette région, l’extraction des diamants est artisanale et alluviale et particulièrement sujette à la contrebande, car de nombreuses mines sont situées dans des zones frontalières.

 

Ainsi, dans le cadre de cette approche, plusieurs ateliers ont été organisés pour renforcer la coopération régionale et la mise en œuvre du processus de Kimberley et lutter contre la contrebande. Le projet a permis de fédérer des groupes nationaux composés de représentants des gouvernements, de la société civile et de l’industrie afin de trouver des solutions aux problèmes qui se posent dans les zones d’extraction. Les quatre pays reçoivent également une aide ciblée, telle que des formations sur le cadastre minier en Sierra Leone.

L’exploitation minière artisanale pose une série de problèmes que l’UE s’emploiera à résoudre dans le cadre de sa présidence. Cette question fera donc l’objet d’une attention toute particulière lors de la réunion intersessions à Anvers. Le 18 juin, avant la réunion, l’UE organisera un événement visant à favoriser la coopération régionale en Afrique centrale. L’exploitation minière artisanale sera également au centre d’un Forum spécial le 19 juin.

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