Page language:
French

Myanmar: Déclaration du haut représentant Josep Borrell sur la récente escalade de la violence

30.12.2021

Les attaques perpétrées récemment contre des civils dans de nombreuses régions du Myanmar et, plus récemment, dans les États de Kayah et de Karen, ont entraîné le déplacement de milliers de personnes. Le terrible acte de violence commis par le régime militaire dans l’État de Kayah le 24 décembre, qui a tué et brûlé plus de 35 personnes, dont des femmes et des enfants ainsi que des travailleurs humanitaires, souligne à quel point il est urgent de demander des comptes aux responsables.

Le fait de viser des civils et des acteurs humanitaires est inacceptable et constitue une violation flagrante des droits de l’homme et du droit international, y compris du droit humanitaire. Il convient de garantir un accès humanitaire total, sûr et sans entrave à toutes les personnes dans le besoin, ainsi que la protection, la sûreté et la sécurité totales du personnel humanitaire et médical.

Compte tenu de l’escalade de la violence au Myanmar, une action préventive internationale accrue est nécessaire, notamment un embargo sur les armes. L’Union européenne (UE) est également prête à imposer de nouvelles sanctions à l’encontre du régime militaire. 

Depuis le coup d’État militaire du 1er février, l’UE a imposé des sanctions ciblées à l’armée du Myanmar, à ses dirigeants et à ses entités. L’assistance financière de l’UE au gouvernement a en outre été interrompue et toute aide susceptible d’être considérée comme légitimant le régime militaire a été gelée.

L’UE soutient les efforts déployés par l’envoyé spécial des Nations unies pour le Myanmar, ainsi que le consensus en cinq points de l’ASEAN, qui œuvrent à un règlement pacifique de la crise actuelle au Myanmar.

L’UE continue de fournir une assistance humanitaire, conformément aux principes d'humanité, de neutralité, d'impartialité et d'indépendance. Cette année, elle a octroyé 24,5 millions € d’aide humanitaire pour répondre aux besoins immédiats des communautés déplacées et touchées par le conflit et liés à la COVID-19, ainsi que 65 millions € pour répondre aux besoins fondamentaux de la population civile, y compris en matière d’éducation et de moyens de subsistance.

Peter Stano
Lead Spokesperson for Foreign Affairs and Security Policy
+32 (0)460 75 45 53
Nabila Massrali
Spokesperson for Foreign Affairs and Security Policy
+32 (0) 2 29 88093
+32 (0) 460 79 52 44