Déclaration de Mme Federica Mogherini, haute représentante de l'Union et vice-présidente de la Commission, sur l'attribution du prix Nobel de la paix 2016 à M. Juan Manuel Santos, président de la Colombie
La voie de la paix peut être semée d'embûches, mais la paix est toujours possible pour ceux qui en rêvent et se donnent les moyens d'y parvenir. Je félicite mon ami, le président colombien Juan Manuel Santos, qui s'est vu décerner le prix Nobel de la paix 2016. Ce prix rend également hommage à l'ensemble des Colombiens en quête de paix et de justice, ainsi qu'aux victimes de ce conflit, qui ont enduré tant de souffrances au cours de plus de 52 années de violence.
Une fois encore, le comité Nobel norvégien ne se contente pas de reconnaître les efforts accomplis en faveur de la paix; il montre également la voie à suivre. Le comité réaffirme ce que le président Santos a déclaré le soir du plébiscite: ce référendum n'était pas un vote contre la paix.
Le résultat du référendum n'est pas une raison pour baisser les bras. Le dialogue a déjà repris pour essayer de trouver un nouvel accord: nous ne pouvons qu'espérer qu'il mènera à un accord de paix renforcé, bénéficiant d'un large soutien populaire, un accord qui tienne compte des préoccupations et des aspirations de toutes les parties et de l'ensemble de la population colombienne.
L'Union européenne a toujours soutenu le processus: nous continuerons à encourager et à a accompagner tous les efforts déployés pour ouvrir un nouveau chapitre dans l'histoire de la Colombie. Aujourd'hui, nous célébrons un accomplissement majeur pour un homme qui n'a eu de cesse d'œuvrer à la réconciliation, depuis le premier jour de son mandat. Mais la recherche d'une paix juste et durable en Colombie n'est pas encore terminée.