Décision d'un tribunal égyptien imposant un gel des avoirs de deux organisations bien connues de défense des droits de l'homme et de leurs directeurs
La décision prise par un tribunal égyptien imposant un gel des avoirs de deux organisations bien connues de défense des droits de l'homme et de leurs directeurs s'inscrit dans une tendance inquiétante à la restriction du périmètre d'action de la société civile en Égypte, comme en témoigne la multiplication récente des mesures d'interdiction de voyage et de gel des avoirs infligées aux principaux défenseurs et organisations des droits de l'homme.
Les défenseurs des droits de l'homme et une société civile active jouent un rôle décisif dans le développement démocratique et économique et favorisent la stabilité politique.
Dans ce contexte, il est capital que les défenseurs des droits de l'homme et la société civile puissent agir librement dans un environnement favorable et que toutes les garanties concernant la liberté d'expression et d'association prévues par la constitution égyptienne se traduisent pleinement dans les faits et soient respectées.