Déclaration sur les exécutions prévues en Arkansas
Les sept exécutions par injection létale prévues entre le 17 et le 27 avril par l’État américain de l’Arkansas interrompraient le moratoire de fait sur la peine de mort appliqué par cet État des États-Unis depuis novembre 2005. L’Arkansas deviendrait également le premier État américain à pratiquer sept exécutions sur une période de 11 jours depuis la réintroduction, en 1977, de l’application de la peine de mort aux États-Unis.
L’Union européenne est opposée à la peine de mort, qui n’a aucun effet dissuasif sur la criminalité, constitue une négation inacceptable de la dignité et de l’intégrité humaines et ne peut se justifier en aucune circonstance. À ce jour, plus de 140 pays du monde sont abolitionnistes en droit ou en pratique.
La peine de mort est actuellement illégale dans dix-neuf des cinquante États américains ainsi que dans le district de Columbia. Le nombre d’exécutions n’a cessé de baisser aux États-Unis pour atteindre son niveau le plus bas en 2016. Les exécutions en Arkansas, si elles ont lieu comme prévu, constitueraient un grave recul par rapport à cette tendance générale.
C’est pourquoi nous exhortons le gouverneur de l’Arkansas à commuer les peines de MM. Bruce Earl Ward, Don Williamson Davis, Ledell Lee, Stacey Eugene Johnson, Jack Harold Jones, Marcel W. Williams et Kenneth D. Williams, ainsi que celle qui a été prononcée contre M. Jason F. McGehee et pour laquelle un sursis temporaire a été accordé, et à épargner la peine de mort à ces condamnés.