Dialogue UE-République de Moldavie sur les droits de l’homme
Fidèle à sa politique consistant à consulter la société civile préalablement à ses réunions sur les droits de l'homme, l'Union européenne a rencontré des représentants d'organisations de la société civile moldaves et internationales avant la tenue du dialogue. Des représentants de la société civile ont également été invités à ce dialogue et y ont participé à titre d’observateurs.
Le dialogue s’est déroulé dans une atmosphère ouverte et constructive. Le gouvernement moldave poursuit son engagement d’améliorer la situation des droits de l’homme dans le pays et de réaliser des progrès durables dans ce domaine. Eu égard aux évolutions intervenues depuis le dernier dialogue en juin 2016, les discussions ont porté sur un large éventail de questions: la liberté d’expression, le pluralisme des médias et les réformes dans le domaine audiovisuel; la législation électorale; la protection des groupes vulnérables, y compris les droits des personnes appartenant à des minorités nationales; les droits de l'enfant; ainsi que la lutte contre l’impunité et les mauvais traitements et la protection des droits de l’homme dans le système de justice.
L’Union européenne a salué la création d’un mécanisme national de prévention de la torture et la signature par la Moldavie de la Convention d’Istanbul sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique. À présent, l’heure est à l’adoption d’une stratégie et d’un plan d’action en matière de droits de l’homme, s’appuyant sur les recommandations découlant de l’examen périodique universel réalisé par les Nations unies dans le cadre de ce processus. L’Union européenne a rappelé combien il était important d’accorder les ressources nécessaires au Bureau du médiateur des droits de l’homme (Avocat du Peuple) et au Conseil de l’égalité (l’organisme national de lutte contre la discrimination) pour qu’ils soient en mesure de s’acquitter de leur mission. L’UE a également souligné la nécessité de mettre la législation moldave relative à la liberté des médias en conformité avec les normes européennes, de boucler les travaux relatifs au nouveau Code de l’audiovisuel ainsi que de poursuivre la lutte contre toute forme de discrimination, quel qu’en soit le motif.
Par ailleurs, le dialogue a offert la possibilité d’aborder un sujet essentiel dans le cadre du dialogue politique actuel entre l’UE et la Moldavie, à savoir le projet de réforme du système électoral. À cet égard, l’Union européenne a exprimé une nouvelle fois le souhait que les autorités moldaves étudient l’avis établi par la Commission de Venise et le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme de l’OSCE sur un projet de révision de la législation électorale moldave, et qu’elles suivent les recommandations qui y sont formulées.
La délégation moldave était conduite par M. Vladimir Cebotari, ministre de la justice, et par M. Nicolae Eṣanu, vice-ministre de la justice. La délégation de l'UE était quant à elle conduite par M. Adriano Martins, chef de division adjoint de la division chargée des relations bilatérales avec les pays du partenariat oriental au Service européen pour l'action extérieure.
Il est prévu que la prochaine session du dialogue sur les droits de l’homme entre l’Union européenne et la Moldavie se tienne à Bruxelles en 2018.