11 millions d'euros de l'Union européenne et de l'Agence française de développement pour améliorer la formation professionnelle en Haiti
Lancé en 2016, l’instruction du projet a été conduite conjointement avec les autorités haïtiennes en particulier l’INFP et le MARNDR, afin de concevoir un ensemble d’actions tout à la fois ambitieuses mais réalistes dans leurs dimensions et dans le temps imparti pour leur mise en œuvre.
Le projet s’inscrit au cœur des priorités de la nouvelle présidence haïtienne et répond à quatre enjeux majeurs pour le pays :
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un enjeu de croissance économique et de développement concerté des territoires, en favorisant une transition réussie entre formation et emploi, notamment dans le secteur agricole,
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une demande sociale forte de la société haïtienne d’accès à une formation professionnelle de qualité, permettant une insertion professionnelle et sociale réussie des jeunes et en particulier des femmes,
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un enjeu de pérennité, en posant les bases d’un dispositif de financement du secteur,
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un enjeu de légitimité de l’action de l’Etat haïtien, en s’appuyant sur les acteurs de l’Etat pour sa mise en œuvre, qui devra s’appuyer sur des partenaires clés, notamment le secteur privé.
Le Directeur Général de l’AFD, Monsieur Philippe Bauduin, a déclaré : « Par ce nouvel engagement, conjoint avec notre partenaire européen, nous renforçons notre volonté de coordonner et mutualiser nos appuis aux politiques publiques, entre partenaires techniques et financiers. En plaçant l’Etat haïtien en pleine responsabilité du pilotage de la mise en œuvre, ce projet est un défi pour les autorités haïtiennes autant qu’une opportunité de remplir un service public essentiel : la formation professionnelle pour le développement socio-économique du pays. »
Présent à ce lancement, l'ambassadeur de l'Union européenne, Vincent Degert, a pour sa part souligné: « Si les potentialités naturelles et les ressources financières demeurent des atouts utiles pour la croissance d'un pays, ces dernières pour être correctement exploitées, ont nécessairement besoin d'un accompagnement en capital humain, qui demeure la matière première du développement.
Ce Projet d'amélioration de la formation professionnelle (PAFMIR) est issu d'une réflexion menée conjointement avec l'Etat haïtien, à travers l'Institut national de formation professionnelle, et ses partenaires dont le Ministère de l’agriculture, qui vise essentiellement à améliorer la qualité de l'offre de formation professionnelle et technique des jeunes haïtiens, afin que ceux-ci soient dotés des compétences nécessaires pour participer pleinement à l'essor économique de leur pays. »
Concrètement, le projet PAFMIR vise trois leviers déterminants pour la réussite des réformes de la formation professionnelle en Haïti :
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la montée en gamme de l’offre de formation de six centres déjà existants en milieu rural,
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l’accompagnement des réflexions sur les conditions d’un dispositif pérenne de financement,
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le renforcement des capacités de pilotage et de mise en œuvre des réformes par l’Etat.
Pour l’AFD, cet engagement est une déclinaison de l’engagement de haut niveau pour une coopération renforcée en éducation qui avait été décidée lors de la visite présidentielle du 12 mai 2015, venant s’ajouter aux 5 millions en faveur de la formation professionnelle signés en 2015 et aux 8 millions signés hier en faveur de l’éducation, au 3e cycle fondamental et au secondaire.