Déclaration conjointe de Mme Federica Mogherini, HR/VP, et de M. Christos Stylianides, commissaire européen chargé de l’aide humanitaire et de la gestion des crises, sur les attaques meurtrières perpétrées contre des hôpitaux et des écoles en Syrie
Les attaques meurtrières perpétrées ce jour contre des installations médicales et des écoles à Alep et Idlib, dans le nord de la Syrie, sont absolument inacceptables.
Une attaque lancée contre quatre hôpitaux dans la province d’Idlib et à Azaz a coûté la vie à au moins sept innocents. Les attaques dont deux écoles à Azaz ont été la cible auraient en outre tué six enfants.
Nos pensées vont aux familles des victimes, au personnel médical de MSF et aux travailleurs humanitaires.
Ces attaques font suite à une série d’attaques similaires contre des infrastructures civiles, orchestrées quasi quotidiennement sur l’ensemble du territoire syrien et constituent une violation manifeste du droit humanitaire international. Les organisations humanitaires qui interviennent pour sauver des vies dans des conditions très difficiles doivent être protégées.
Dans le cas de la Syrie, ces attaques systématiques ont déjà complètement désorganisé le système de soins de santé du pays, qui souffre d’un manque criant de traitements et de médicaments. Un tiers des hôpitaux ne sont plus opérationnels et près de la moitié des médecins syriens ont été contraints de fuir, privant une grande partie du pays de quasiment toute forme d’assistance médicale.
À la lumière des récents accords conclus à Munich et à Genève concernant les mesures de confiance humanitaires, nous attendons de toutes les parties au conflit qu’elles s’abstiennent de cibler les civils et les infrastructures civiles.
Les civils innocents ont déjà tant souffert en cinq ans de ce conflit sanglant et doivent être protégés.
En tant que principal donateur dans la réponse internationale à la crise, l’UE continuera à fournir une aide humanitaire aux Syriens ayant besoin d’une aide vitale, en Syrie et dans les pays voisins.