Déclaration de la porte-parole sur les restrictions de l’espace politique au Cambodge
À l’issue d’une visite au Cambodge le 18 août, le rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’homme au Cambodge a exprimé ses inquiétudes quant au recours, dans ce pays, à une série de lois visant à réduire l’espace pour la critique et à étouffer le débat politique. Depuis lors, d’autres mesures ont été prises par les autorités, y compris l’expulsion du National Democratic Institute et la fermeture alléguée d’une station de radio rediffusant les programmes des partis de l’opposition. Le Cambodia Daily, un journal publié à Phnom Penh depuis 1993, s’est vu adresser un ultimatum très court pour payer un montant d’impôt élevé, sous peine de fermeture.
Les organisations présentes au Cambodge doivent respecter la législation cambodgienne. Toutefois, l’Union européenne attend des autorités cambodgiennes qu’elles appliquent la loi de manière raisonnable et équitable. La liberté de la presse est un fondement important d’une démocratie pluraliste, et une discussion ouverte est le meilleur moyen de soutenir une élaboration des politiques efficace. Il est particulièrement important, avant les élections à l’Assemblée nationale de juillet 2018, que les médias, la société civile et les partis politiques puissent jouer leur rôle légitime sans faire l’objet de menaces ou de restrictions excessives.