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L’UE condamne la flambée de violence dans l’État de Rakhine et soutient les réfugiés rohingyas

15.09.2017
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Le 14 septembre, Federica Mogherini, haute représentante de l’Union, a rappelé que l'UE jugeait inacceptables les violences au Myanmar/en Birmanie, qui poussent les Rohingyas à se réfugier au Bangladesh. Mme Mogherini a appelé les dirigeants du Myanmar/de la Birmanie à montrer que la démocratie s'applique à tous, au-delà des frontières ethniques, sociales et religieuses.

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Photo © UE/ECHO

La haute représentante de l’UE, Federica Mogherini, a participé le 14 septembre à un débat d’urgence sur le Myanmar/la Birmanie organisé au Parlement européen à Strasbourg, au cours duquel elle a condamné les violences et présenté les mesures prises par l’Union européenne pour mettre fin aux conflits dans l’État de Rakhine et fournir une aide d’urgence aux réfugiés.

«Les droits de l’homme doivent être respectés et une aide humanitaire doit être apportée d'urgence aux populations en détresse. Il y a 350 000 personnes vulnérables dans l’État de Rakhine: elles doivent de toute urgence recevoir de l'aide des travailleurs humanitaires. Pour beaucoup d’entre elles, il s’agit d’une question de vie ou de mort», a déclaré Mme Mogherini.

Afin de répondre immédiatement à cette situation, l'Union européenne a décidé d’augmenter son soutien au Bangladesh en ajoutant 3 millions d’euros aux 2 millions déjà accordés au Myanmar/à la Birmanie et au Bangladesh. Ce financement supplémentaire permettra de fournir des abris d’urgence, de l’eau, de la nourriture et une assistance sanitaire aux réfugiés nouvellement arrivés au Bangladesh et au Myanmar/en Birmanie, dès que l’accès des organisations humanitaires sera rétabli.  L'aide sera distribuée de manière impartiale par des ONG internationales, les Nations unies et la Croix-Rouge aux populations touchées.

La haute représentante, après avoir rappelé que l’UE avait condamné les attaques par l'Armée du salut des Rohingyas de l'Arakan, a indiqué qu'elle était parfaitement consciente de la situation et a exprimé sa vive inquiétude face aux dérives des opérations de sécurité menées par les forces de sécurité du Myanmar/de la Birmanie, qui ont entraîné un afflux massif de réfugiés au Bangladesh et pourraient déstabiliser l’ensemble de la région. L’Union européenne a le devoir d'œuvrer sur la scène politique pour définir le statut de la minorité rohingya au Myanmar/en Birmanie et traiter les causes structurelles du sous-développement de l'État de Rakhine. «Nous continuerons à collaborer avec toutes les parties concernées afin de parvenir à une paix durable au Myanmar/en Birmanie, pour le bien de l’ensemble de la population», a déclaré Mme Mogherini.

La haute représentante a souligné que, lors de ses récentes consultations avec la dirigeante du Myanmar/de la Birmanie, Aung San Suu Kyi, la mise en œuvre des recommandations de la commission consultative sur l’État de Rakhine dirigée par Kofi Annan a été jugée cruciale pour stabiliser la situation dans la région. Mme Mogherini a également déclaré que le gouvernement du Myanmar/de la Birmanie devrait intensifier sa coopération avec les Nations unies, y compris en ce qui concerne la possibilité de déployer sur le terrain la mission d’enquête indépendante décidée par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies.

«Au cours de la lutte du Myanmar/de la Birmanie pour la démocratie, la communauté internationale et l’Europe n’ont jamais abandonné les populations de ce pays, et ce n'est pas maintenant que nous allons le faire», a déclaré la haute représentante, en conclusion de son intervention à Strasbourg.

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