Déclaration de la porte-parole au sujet de la condamnation d'Ilmi Umerov, dirigeant tatar de Crimée et vice-président du Mejlis
Mercredi dernier, en Crimée, un prétendu tribunal a condamné Ilmi Umerov, dirigeant tatar de Crimée et vice-président du Mejlis, à deux ans d'emprisonnement. L'Union européenne ne reconnaît pas l'annexion illégale de la péninsule de Crimée par la Fédération de Russie et ne reconnaît donc pas ce "tribunal" ni son jugement. La condamnation de M. Umerov est une violation grave de ses droits fondamentaux. Ce nouvel exemple de la persécution dont fait l'objet la communauté des Tatars de Crimée illustre clairement, une fois de plus, l'extrême détérioration de la situation des droits de l'homme dans la péninsule de Crimée, comme le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme l'a mis en évidence dans son rapport publié plus tôt cette semaine.
M. Umerov a été condamné pour avoir exprimé son opposition à l'annexion illégale de la péninsule de Crimée, au titre de l'article 280.1 du code pénal russe relatif aux appels publics à la violation de l'intégrité territoriale de la Russie. Cette condamnation est une violation du droit international humanitaire et l'Union européenne espère qu'elle sera annulée.
L'Union européenne continue d'apporter un soutien sans faille à l'intégrité territoriale et à la souveraineté de l'Ukraine. Nous réaffirmons que tous les citoyens ukrainiens détenus illégalement dans la péninsule de Crimée et en Russie doivent être immédiatement libérés.