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Déclaration de la HR/VP Federica Mogherini et du Commissaire Christos Stylianides sur la situation dans la Ghouta orientale et ailleurs en Syrie

06.03.2018
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Déclaration de la HR/VP Federica Mogherini et du Commissaire Christos Stylianides sur la situation dans la Ghouta orientale et ailleurs en Syrie

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Il y a onze jours, le 24 février 2018, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté la résolution 2401, qui exige que toutes les parties au conflit syrien cessent immédiatement les hostilités durant au moins 30 jours consécutifs sur l'ensemble du territoire syrien pour permettre l'acheminement de l'aide humanitaire et des services connexes et l'évacuation sanitaire des personnes gravement malades et des blessés. Depuis lors, cependant, aucun progrès sensible n'a été fait sur le terrain pour mettre en œuvre cette résolution.

Que du contraire, le régime syrien et ses alliés ont poursuivi leur offensive militaire au mépris total de cette disposition de la résolution, de la souffrance humaine et du droit international humanitaire. La présence de Hayat Tahrir al‑Cham dans la Ghouta orientale ne saurait, à elle seule, justifier la poursuite du pilonnage et du bombardement aveugles de la population civile et d'installations médicales, comme cela se produit précisément dans la Ghouta orientale.

Un siège d'un an utilisé pour affamer une population et le pilonnage aveugle de civils pourraient être assimilés à des crimes de guerre. Les responsables devront répondre de leurs actes. C'est la raison pour laquelle nous soutenons pleinement l'ouverture d'une enquête des Nations unies sur cette situation.

Le fait que, le 5 mars, un convoi humanitaire des Nations unies ait enfin été autorisé à pénétrer dans Douma pour apporter du matériel médical et des vivres à 27 500 personnes dans le besoin, est un petit pas dans la bonne direction. En même temps, cependant, il est désolant de constater qu'une fois encore, en violation flagrante du droit international humanitaire, le régime syrien a soustrait du convoi du matériel médical urgent. Par ailleurs, ne laisser passer qu'un convoi de temps à autre est nettement insuffisant.

Ce sont aujourd'hui plus de mille personnes, dont nombre de femmes et d'enfants, qui se trouvent dans l'enclave assiégée et qui nécessitent une évacuation sanitaire. Il faut de toute urgence que le cessez‑le‑feu décidé au titre de la résolution 2401 du Conseil de sécurité des Nations unies soit intégralement respecté. La pause quotidienne de cinq heures proposée par la Russie ne suffit tout simplement pas pour permettre aux agents humanitaires d'acheminer l'aide aux personnes qui en ont le plus besoin et d'évacuer les personnes qui ne peuvent être soignées sur place. Les parties au conflit sur le terrain doivent garantir un accès humanitaire sans entrave et durable à celles et ceux qui tentent de sauver des vies.

L'Union européenne continuera à œuvrer en faveur de l'application intégrale des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et du respect du droit international. Nous serons présents aux Nations unies et dans les enceintes internationales pour  réclamer sans relâche l'application de la résolution 2401 du Conseil de sécurité des Nations unies. Nous appelons tous les garants du cessez-le‑feu présents dans les zones de désescalade à répondre aux attentes de la communauté internationale et à exercer pleinement leurs responsabilités pour contribuer à ce qu'il soit mis fin à ces attaques.

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