Défense: l’UE prend des mesures pour favoriser la mobilité militaire
Imaginons qu’il faille transporter rapidement du matériel militaire d’un État membre de l’Union à un autre pour participer à une activité conjointe ou lutter contre une menace. Imaginons que ce transport soit fortement entravé par des procédures complexes aux frontières ou par des routes et des ponts qui ne peuvent tout simplement pas supporter le poids des équipements militaires. Telle est la situation que le nouveau plan d’action sur la mobilité militaire veut éviter. Ce plan définit une série de mesures opérationnelles pour supprimer les obstacles physiques, procéduraux ou réglementaires qui entravent actuellement la mobilité militaire. Il est indispensable de faciliter la circulation des troupes et des équipements militaires pour assurer la sécurité des citoyens européens, ainsi que pour mettre en place une Union plus efficace, plus réactive et mieux coordonnée et utiliser les fonds publics plus efficacement.
La haute représentante de l’Union, Federica Mogherini, a insisté sur ces points: «Promouvoir la paix et garantir la sécurité des citoyens sont les priorités absolues de l'Union européenne. En facilitant la mobilité militaire au sein de l’UE, nous pourrons prévenir les crises de manière plus efficace, accomplir nos missions de manière plus efficiente et réagir aux difficultés qui se présentent de manière plus rapide.»
Mme Mogherini a également souligné la nécessité d’une coopération étroite avec les États membres et tous les autres acteurs concernés, en particulier l’OTAN. Le plan d'action marquera «une nouvelle étape du processus d’approfondissement de notre coopération au niveau de l’UE, y compris dans le cadre de la coopération structurée permanente que nous avons récemment lancée, ainsi qu’avec nos partenaires, en premier lieu l’OTAN. Pour l'Union européenne, la coopération reste la seule façon d’être efficace dans le monde d’aujourd’hui.»
La mise en œuvre du plan d’action permettra à l’UE et à ses États membres d’intervenir plus rapidement, en fonction de leurs besoins et de leurs responsabilités en matière de défense, dans le cadre non seulement des missions et des opérations de la politique de sécurité et de défense commune, mais aussi d’activités nationales et multinationales, par exemple dans le contexte de l’OTAN. Toutefois, il ne s’agit pas de supprimer purement et simplement les contrôles aux frontières (pas de «Schengen militaire»). La souveraineté nationale sera pleinement respectée.
Le plan d’action marque une étape importante sur la voie d’une Europe qui protège et contribue à l’engagement du président Juncker de mettre en place une véritable Union européenne de la défense à l’horizon 2025. Il s’inscrit dans le contexte de la «stratégie globale pour la politique étrangère et de sécurité de l’Union européenne», présentée en juin 2016 par la haute représentante. Depuis, des progrès rapides et significatifs ont été accomplis dans le domaine de la sécurité et de la défense de l’UE.