Déclaration de Mme Mogherini, haute représentante et vice-présidente de la Commission, sur les mesures prises en vue de préserver l'accord sur le nucléaire iranien
L'Union européenne agit en front uni et rapidement pour préserver le plan d'action global commun, et les mesures prises aujourd'hui par la Commission européenne confirment clairement cette volonté d'agir. Ces mesures font suite aux actions que nous avons entreprises très rapidement ces derniers jours, depuis l'annonce le 8 mai par les États-Unis de leur retrait de l'accord sur le nucléaire iranien et de la réimposition de sanctions américaines. Depuis lors, plusieurs étapes se sont succédé: j'ai publié une déclaration au nom de l'UE, réaffirmant notre engagement en faveur de la poursuite de la mise en œuvre intégrale et effective de l'accord et notre détermination à œuvrer avec la communauté internationale pour le préserver, tant que l'Iran continuera de respecter ses engagements. J'ai réuni les ministres des affaires étrangères de la France, de l'Allemagne, du Royaume-Uni et de l'Iran pour examiner les conséquences de l'annonce et convenir d'un ensemble commun de pistes d'action et de mesures à mettre en place. Avec le président Juncker, j'ai présenté au collège des commissaires des mesures qu'il serait possible de prendre pour préserver l'accord et protéger les intérêts européens. Le même jour, ces mesures ont été présentées aux dirigeants de l'UE réunis à Sofia. Ceux-ci ont réaffirmé qu'ils étaient très attachés au plan d'action global commun, qui est essentiel pour la sécurité de l'Europe. Dans l'intervalle, des discussions soutenues ont été lancées au niveau des experts, l'objectif étant de trouver des solutions pratiques pour maintenir et approfondir les relations économiques avec l'Iran.
Pour la suite, la commission conjointe se réunira à Vienne le 25 mai en configuration UE/E3 + 2 et l'Iran au niveau des vice-ministres des affaires étrangères et des directeurs politiques. Les ministres des affaires étrangères des 28 États membres de l'UE réexamineront la question lors de la prochaine session du Conseil des affaires étrangères, qui se tiendra à Bruxelles le 28 mai.