Déclaration de la porte-parole sur la mise en examen de dirigeants du syndicat de la presse égyptienne
La mise en examen du président, du secrétaire général et du sous-secrétaire du syndicat de la presse égyptienne constitue un événement préoccupant qui fait suite à la perquisition sans précédent menée par les forces de sécurité égyptiennes dans le bâtiment du syndicat de la presse au début de ce mois.
Il s’agit là d’une manifestation du renforcement des limites posées à la liberté d’expression et à la liberté de la presse en Égypte. Au cours des dernières semaines et des derniers mois, de nombreux journalistes, militants, manifestants et défenseurs des droits de l’homme ont été arrêtés ou ont subi des intimidations au moyen d’interdictions de voyage, d’assignations en justice et de menaces de gel des avoirs.
L’Égypte devrait agir conformément à ses engagements nationaux et internationaux consistant à promouvoir et à respecter les droits de l’homme et les libertés fondamentales garanties par sa Constitution.
Nous exhortons les autorités égyptiennes à réexaminer les accusations portées contre les personnes arrêtées ou poursuivies pour avoir exercé leurs droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion, ainsi qu’à faire en sorte que les lois régissant la liberté de réunion et la loi antiterroriste soient mises en conformité avec la Constitution égyptienne.