Territoires palestiniens: financer l’UNRWA est un investissement dans la solution à deux États, déclare la haute représentante en annonçant une nouvelle contribution financière
Les réfugiés palestiniens continueront à bénéficier de l'aide de l’UNRWA, notamment grâce à une contribution supplémentaire de l’UE. La haute représentante, Federica Mogherini, a annoncé que l’UE octroierait 40 millions d’euros supplémentaires à l’agence des Nations unies, à la suite d’une réunion avec la Jordanie, la Turquie, l’Allemagne, le Japon et la Suède.
«Cette aide est vitale, en particulier pour les écoles et les hôpitaux à Gaza, mais aussi en Jordanie, au Liban et en Syrie, afin d’éviter d’ajouter des problèmes à ceux qui existent déjà», a expliqué Mme Mogherini.
L’Union européenne et ses États membres fournissent déjà la moitié du budget de l’UNRWA. Leur contribution globale a atteint environ 1,2 milliard d’euros ces trois dernières années.
Une réunion co-présidée par l’UE a été organisée pour relancer le financement de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient.
L’agence des Nations unies avait annoncé cet été qu’elle n’aurait peut-être pas les fonds nécessaires pour maintenir en fonctionnement les écoles qui accueillent 500 000 enfants en Palestine, en Jordanie, au Liban et en Syrie. Cette nouvelle mobilisation financière réduit considérablement son déficit de financement.
«Nous allons continuer à investir dans cette cause, car nous pensons qu'elle est essentielle, non seulement en tant que devoir humanitaire, mais aussi comme investissement dans la solution à deux États», a déclaré la haute représentante.
Mme Mogherini a également co-présidé une réunion du Comité de liaison ad hoc avec la Norvège. Cette réunion avait pour objet de préserver la solution à deux États, 25 ans après la signature des accords d’Oslo à la Maison Blanche.
Mme Mogherini a déclaré: «Nous devons empêcher que cette perspective disparaisse, ou plutôt qu’elle ne soit démantelée, petit à petit. Car si on réfléchit sérieusement à une autre option, on se rend compte qu'il n’y en a pas — à moins de croire qu’un seul État pour tous ceux qui vivent sur le territoire pourrait être une solution. Mais il me semble que ce ne serait pas acceptable, ni pour les Palestiniens, ni pour les Israéliens».