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Atelier Femmes et sécurité à Ségou/ Concertation autour de la résolution 1325

25.01.2019
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L’objectif de l’atelier était de faire l’état des lieux sur la mise en œuvre de la résolution 1325 en réunissant différents acteurs impliqués, en particulier les représentants des trois forces de sécurité, des services étatiques et de la société civile.

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La cérémonie d’ouverture était présidée par le Directeur du Cabinet du Gouverneur, avec à ses côtés le Directeur régional de la Police Nationale et la Directrice régionale de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille. Le Commandant des Opérations civiles de l’Union européenne a également intervenu lors de la session d’ouverture en soulignant l’importante que l’UE octroi à l’implication des femmes dans la construction de la paix et la sécurité.

 

 

La méconnaissance des VBG de la part des populations ont essentiellement au centre des échanges. Les cas les plus récurrents qui arrivent au sein des unités de Police sont notamment les violences faites aux femmes et aux hommes, les disparitions des enfants, les grossesses de filles mineures suivi de rejet par les parents entre autres.

Les principales difficultés rencontrées sont le manque de structure d’accueil ; les structures de police n’étant pas adaptées pour accueillir les enfants et les mineurs ; la réticence d’aller en justice, avec beaucoup de retrait des plaintes car plusieurs des cas sont souvent résolus à l’amiable.

 

Les thématiques sur une meilleure participation des femmes au processus de sécurité, une meilleure protection des femmes, voire améliorer la prise en charge des victimes ont également été abordées.

Ainsi, les recommandations faites étaient la diffusion de la résolution 1325 à travers les média, l’organisation des journées de sensibilisation et de plaidoyer, le renforcement des capacités des intervenants et le traitement de manière diligente les cas de VBG signalés en prenant en compte tous les cas de VBG dans le code pénal malien.

 

 

A travers les présentations, les débats et les groupes de travail, on peut conclure que l’obstacle principal dans la mise en œuvre effectif de la résolution 1325 réside dans la barrière culturelle. Les victimes de VBG sont encore fortement stigmatisées, la raison pour laquelle une grande majorité de cas n’arrivent pas au niveau de la police ni de la justice, faisant perdurer l’impunité pour ce type de crimes. Par contre, contrairement à l’atelier de 2017 sur la même thématique, les représentes des forces de sécurité et en particulier les points focaux genre de la Police, ont activement participé aux travaux de l’atelier faisant part de leurs expériences et défis dans la gestion des cas de VBG. Par la nomination des points focaux genre, la police a considérablement augmenté le niveau d’implication et de conscience sur ce dossier au sein des forces.

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