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Intervention de Mme Federica Moreghini, haute représentante et vice-présidente de la Commission, à son arrivée à la réunion informelle des chefs d'État ou de gouvernement

23.09.2015
Text

SEUL LE TEXTE PRONONCÉ FAIT FOI 

Permettez-moi tout d'abord de me réjouir du fait que les ministres de l'intérieur soient parvenus à un accord hier. Certes, il ne s'agit que d'une partie, et peut-être même pas la plus importante, de la stratégie que nous mettons en place pour faire face à la crise des réfugiés et aux importants flux migratoires auxquels le monde, pas seulement l'Europe, est confronté. Il s'agit toutefois d'une partie extrêmement significative et importante de notre propre processus décisionnel, car elle nous apporte la crédibilité interne nécessaire pour discuter avec nos partenaires extérieurs.

J'espère que ce soir les chefs d'État ou de gouvernement pourront embrasser la question sous un angle plus large et regarder vers l'avenir en mettant l'accent sur les mesures concrètes que les Européens peuvent prendre pour aider le reste de la région et le reste du monde à faire face à ce phénomène.

J'informerai les chefs d'État ou de gouvernement des progrès que nous avons réalisés, du travail accompli ces derniers mois dans le cadre de l'action extérieure – qu'il s'agisse de notre travail avec l'Afrique, avec l'Union africaine et avec les principaux pays africains d'origine et de transit, dans la perspective du sommet de Malte – tout récemment encore, durant ma visite au Niger, nous avons ouvert un important chantier avec les autorités du pays – mais également des efforts diplomatiques que nous avons déployés en ce qui concerne les crises tant libyenne que syrienne, dont j'espère qu'elles seront également abordées ce soir par les dirigeants.

Il va de soi qu'il sera également question, dans l'immédiat, de notre aide financière aux réfugiés dans région même. Je m'attends à ce que des décisions aussi importantes que fondamentales soient prises ce soir. L'Union a consenti de gros efforts financiers dans ce contexte; il serait bon que tous les États membres apportent également une contribution correspondante.

Questions et réponses 
Sur l'unité de l'UE alors que certains États membres veulent rediscuter la décision prise la veille par les ministres de l'intérieur:
Les processus décisionnels sont toujours compliqués, mais je pense qu'en fin de compte chacun se rend compte que nous ne réglerons ce problème au niveau interne et ne contribuerons à résoudre les crises auxquelles nous sommes confrontés dans le monde que si nous nous montrons unis en tant qu'Européens, et uniquement en tant qu'Européens. Je crois que les peuples d'Europe le comprennent bien et j'espère que les dirigeants européens le comprendront également.

Sur la situation à la frontière entre la Serbie et la Croatie: 
J'ai parlé aujourd'hui avec les premiers ministres serbe et croate – au téléphone dans un cas et en tête-à-tête dans l'autre – juste avant de venir ici et je les ai engagés à continuer à travailler – en particulier le premier ministre croate – dans un esprit constructif. Fermer les frontières n'est jamais une solution et pourrait, dans cette partie de notre continent, réveiller des sentiments difficiles, ce dont nous n'avons pas besoin en ce moment. Nous devons œuvrer ensemble en tant qu'Européens – États membres comme pays tiers – en partenariat, notamment dans la région des Balkans occidentaux, pour gérer le délicat problème que constituent le flux de réfugiés et le phénomène migratoire. J'espère que la frontière rouvrira, notamment parce que la gestion des flux commerciaux peut être assurée de toute façon et n'empêche pas de gérer par ailleurs l'afflux de réfugiés. J'espère que nos entretiens de ce jour et la sagesse nous conduiront à travailler ensemble à la gestion d'un problème commun qui touche toute la région, à l'intérieur comme à l'extérieur de l'UE, et qui exige des solutions et une approche communes.

Vidéo: 
http://ec.europa.eu/avservices/video/player.cfm?&ref=I109196&sitelang=fr

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