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Déclaration de la porte-parole de la haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité/vice-présidente de la Commission, Federica Mogherini, et du commissaire pour la politique européenne de voisinage et les négociati

16.07.2016
Text

La tenue d'un référendum sur l'appareil judiciaire en Republika Srpska mettrait à mal la cohésion, la souveraineté et l'intégrité de la Bosnie-Herzégovine, auxquelles les responsables de tous les partis politiques représentés au Parlement de la Bosnie-Herzégovine, y compris le président Dodik, ont déclaré être attachés en février 2015. Elle risque aussi de compromettre le renforcement de l'intégration à l'UE, auquel tous les responsables politiques ont également déclaré être attachés.


L'initiative relative à un référendum détourne l'attention des problèmes sociaux et économiques réels auxquels la population de ce pays est confrontée au quotidien. Aujourd'hui, il convient de privilégier la finalisation et la mise en œuvre du programme de réformes visant à stabiliser l'économie et à créer de nouveaux emplois, en particulier pour les jeunes, ainsi qu'à améliorer l'État de droit et à lutter contre la corruption.  La proposition de référendum est une source de conflit inutile.


Les lacunes de l'appareil judiciaire de la Bosnie-Herzégovine, en particulier celles de nature structurelle, ont été et devraient continuer à être analysées et comblées, dans le cadre du dialogue structuré sur la justice. L'UE se tient prête à coopérer étroitement avec l'ensemble des autorités concernées de la Bosnie-Herzégovine pour améliorer encore le fonctionnement du système judiciaire.

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