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L'UE adopte de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord

16.10.2017
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L'UE a adopté aujourd'hui de nouvelles sanctions en réaction au programme de missiles balistiques de la Corée du Nord, afin d'inciter Pyongyang à s'engager dans un dialogue visant à une dénucléarisation pacifique et vérifiable. Ces sanctions complètent et renforcent celles du Conseil de sécurité de l'ONU et prennent effet immédiatement.

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L'UE a adopté aujourd'hui de nouvelles sanctions en réaction au programme de missiles balistiques de la Corée du Nord, afin d'inciter Pyongyang à s'engager dans un dialogue visant à une dénucléarisation pacifique et vérifiable. Ces sanctions complètent et renforcent celles du Conseil de sécurité de l'ONU et prennent effet immédiatement.

 

Le Conseil de l'Union européenne a imposé aujourd'hui de nouvelles sanctions autonomes à la République populaire démocratique de Corée (RPDC), qui viennent s'ajouter à celles adoptées dans les dernières résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. Répondant à la menace permanente que représente la RPDC pour la paix et la stabilité internationales, ces nouvelles sanctions ciblées visent à renforcer la pression économique exercée sur le régime de Pyongyang, tout en laissant la porte ouverte au dialogue et en encourageant une solution constructive et pacifique de la crise par la voie politique et diplomatique.

S'exprimant avant le Conseil des affaires étrangères organisé à Luxembourg, Federica Mogherini, haute représentante de l'UE, a déclaré: «Ces sanctions visent précisément à exercer une pression afin d'ouvrir la voie à une solution politique et pour montrer que les accords associant sanctions et négociations politiques sont maintenus, surtout s'ils donnent des résultats.»

Ces nouvelles mesures englobent:

  • une interdiction totale des investissements de l'UE en RPDC, dans tous les secteurs. Cette interdiction était jusqu'ici limitée aux investissements dans les secteurs du nucléaire et des armes conventionnelles, des industries minières, du raffinage et de la chimie, de la métallurgie et du travail des métaux et dans le secteur aérospatial;
  • une interdiction totale frappant la vente de produits pétroliers raffinés et de pétrole brut à la RPDC. Ces exportations étaient soumises à certaines limitations, en application de la résolution du Conseil de sécurité du 11 septembre;
  • l'abaissement du montant des transferts de fonds individuels vers la RPDC de 15 000 à 5 000 euros, car l'on soupçonne le pays d'utiliser ces fonds pour soutenir ses programmes nucléaires et de missiles balistiques illicites.

Par ailleurs, afin d'éliminer les transferts de fonds vers la RPDC, les États membres ont décidé de ne pas renouveler le permis de travail des ressortissants nord-coréens présents sur leur territoire, sauf pour les réfugiés et les autres personnes bénéficiant d'une protection internationale.

Le Conseil a également ajouté trois personnes et six entités fournissant un appui aux programmes illicites sur les listes des personnes et entités faisant l'objet d'un gel des avoirs et de restrictions des déplacements, ce qui porte à 41 le nombre de personnes et à 10 le nombre d'entités faisant l'objet des mesures restrictives autonomes prises par l'UE contre la RPDC. En outre, 63 personnes et 53 entités sont inscrites sur la liste de l'ONU.  

Les ministres ont également convenu de militer activement en faveur d'une mise en œuvre efficace de toutes les résolutions du Conseil de sécurité par tous les États membres de l'ONU. S'adressant à la presse, Mme Mogherini a indiqué que l'UE collaborerait avec les pays tiers et ses partenaires pour s'assurer qu'ils mettent effectivement et totalement en œuvre les sanctions adoptées par le Conseil de sécurité de l'ONU. Étant donné les relations économiques limitées entre l'Union européenne et la RPDC, l'effet des sanctions pourrait être limité, mais d'autres pays ayant des relations avec la Corée du Nord pourraient avoir une influence importante sur le régime. Au cours des derniers mois, l'UE a constamment plaidé avec force pour une application pleine et entière des sanctions par l'ensemble des acteurs, afin de convaincre le régime nord-coréen de s'engager dans un processus crédible et constructif devant aboutir à la dénucléarisation pacifique et vérifiable de la péninsule.

Les points de référence de l'UE sont avant tout les acteurs régionaux et ses partenaires stratégiques dans la région, en particulier la République de Corée. La haute représentante de l'UE et la ministre sud-coréenne des affaires étrangères, Kang Kyung-wha, tiendront dans le courant de la semaine une réunion bilatérale afin de discuter, outre des sanctions, de la voie diplomatique et politique qu'il conviendrait de prendre pour protéger l'architecture mondiale en matière de non-prolifération nucléaire et éviter le risque d'une escalade militaire dans la région.

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